Soirée art et voyage - 13 avril


La MUTUALITÉ- 20h00

Tarif plein > 8€ / réduit > 6 €

//// Réservez​

Table-ronde suivie d'une projection // 120mn*

Le 13 avril 2019, Quais du Départ fera escale au Palais de la Mutualité pour une soirée thématique sur "l'art et le voyage".

*Pour les films et conférences, la durée indiquée comprend la durée de la projection/conférence ainsi que les 20 à 30 mn d'échange avec le public

Table-ronde : l'art et le voyage

BIG BEN STREET ART :

"Les œuvres de Big Ben, sont avant tout des jeux... jeux de formes, de scènes, de personnages, d’esprits, de tranches de vie, d’humeurs sans concession qui s’affichent avec humour et finesse sur les murs de Lyon. Big Ben offre un regard à la fois enfantin et terriblement aiguisé sur notre époque. Tous les sujets sont bons à créations, détournements et autres compositions artistiques, pour un résultat qui déclenche immédiatement le sourire et la bonne humeur".

Son site internet : https://bigbenstreetart.com/

Ludivine ALLIGIER :

"Carnettiste lyonnaise, je suis issue d'études scientifiques et après 15 ans de travail en tant qu'ingénieur en informatique, je me suis toujours imaginée que le carnet de voyage était réservé aux baroudeurs du bout du monde et/ou à ces artistes de talent que l'on peut voir dans les festivals.

Il y a dix ans, je prenais pour la première fois un crayon, et découvrait fébrilement le plaisir de ce petit moment hors du temps ... Révélation !

Enseignante à mon comte depuis quatre ans maintenant, je partage cette connaissance par le biais de cours de carnet de voyage à Lyon. C'est-à-dire des cours à la carte, des cours en extérieur et non pas en atelier, et seulement du carnet de voyage.

Et comme ce sont les rencontres entre croqueurs qui m'ont fait grandir, je prends grand plaisir à animer la communauté de croqueurs lyonnaise. Je suis aussi administrateur pour Urban Sketcher France".

Son site internet : http://www.ludivinealligier.com/

Site internet du collectif Urban Sketchers : http://www.urbansketchers.org/

Antoine Page :

Avant la projection, retrouvez le réalisateur de "C'est assez bien d'être fou" autour de la table-ronde.

C'est assez bien d'être fou

D'Antoine Page

Au volant d’un vieux camion des années 1970, Bilal, street artiste, et Antoine, réalisateur, se sont lancés dans un voyage de plusieurs mois jusqu’aux confins de la Sibérie.

Au fil des pannes du camion et des rencontres avec les habitants s’improvise une aventure qui les mènera des montagnes des Carpates au cimetière de bateaux de la mer d’Aral, d’Odessa à Vladivostok.

Un voyage artistique, alternant dessins et vidéo, entre road-movie et conte documentaire.


Sur Antoine Page :


Après avoir commencé des études d’Histoire de l’Art, Antoine Page réalise ses premiers films expérimentaux. En 2009, il rencontre Bilal Berreni (Zoo Project) avec qui il travaillera durant 4 ans sur le film C’est assez bien d’être fou, et il acquiert dans le Jura l’ancienne « Maison du Directeur » d’une usine de carton.

A l’issue de cette expérience, lassé du système de production du documentaire de création qui lui apparaît exsangue, Antoine décide de tenter autre chose.

Plus de scénario, plus de contrainte de format ni d’attentes spécifiques. Il tire au sort une ville et part s’y installer pour y réaliser des films, mais sans savoir lesquels. Le sort désigne la ville d’Aniche, dans le Nord de la France. Un jour, il rencontre plusieurs ados sur une place ; il leur propose de passer du temps avec eux et de les filmer. Ce sera « Wesh Gros », nom d’un vaste projet qui regroupe plusieurs films de formes et de formats différents.

Ses projets s’inscrivent dans la longue durée et, pour lui, l’indépendance est autant une exigence morale qu’une nécessité créatrice. Il ne veut d’ailleurs plus faire de films « sur » mais « autour de », et tente d’évoquer plus que de dire.

Sur Bilal Berreni :


Depuis toujours Bilal dessine, tout le temps, sur tout, comme un fou. Rapidement les dessins débordent des cahiers et la rue devient son terrain de jeu.

En l’espace d’un an, il repeint tout le XXe arrondissement de Paris de fresques gigantesques. Des citations accompagnent parfois les fresques. Jamais didactiques ou manichéennes, ces phrases ajoutent une note douce-amère, un contrepoint absurde. La démarche est profondément politique sans que jamais le résultat ne perde de sa douceur poétique.

Bilal accède rapidement à la reconnaissance du milieu. Les galeries le courtisent mais il est déjà ailleurs. Parti en Tunisie au moment de la révolution, il choisit d’y représenter les martyrs puis part s’installer dans un camp de réfugiés à la frontière libyenne.

Sa vie sera un bouillonnement d’idées, de projets, de réalisations, sans jamais se ménager, sans jamais faire de compromis.

#Toutelaprogrammation

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